l'eau
La situation inquiète les responsables locaux : Où trouver l'eau pour Ora
Sofiane M. , le Quotidien d'Oran, le 30/08/2008 à 11:32
La situation de l'alimentation en eau potable de la ville d'Oran inquiète les autorités locales qui se démènent ces dernières semaines pour compenser la baisse de la production du complexe de dessalement de l'eau de mer de Kahrama, prévue entre le 4 et le 29 septembre prochain.
Pour anticiper cet arrêt technique du complexe de Kahrama, qui fournit près du tiers des besoins quotidiens de la ville, le briefing hebdomadaire sera consacré aujourd'hui à «la situation de l'alimentation en eau potable de la wilaya d'Oran».
Pour anticiper cet arrêt technique du complexe de Kahrama, qui fournit près du tiers des besoins quotidiens de la ville, le briefing hebdomadaire sera consacré aujourd'hui à «la situation de l'alimentation en eau potable de la wilaya d'Oran».
Le « silence » du ministère pourrait être justifié par la situation catastrophique des barrages de la région Ouest où, selon un dernier rapport, les capacités d'emmagasinement sont actuellement de 5%, ceci sans calculer le taux d'envasement de ces structures qui restent, de l'avis du ministère de tutelle, très élevé. Le barrage de Gargar, par exemple, qui a une capacité d'emmagasinement de 450 millions de mètres cubes, ne contient aujourd'hui, selon des estimations optimistes, que 30 millions de mètres cubes. Dans son dernier communiqué, la SEOR a annoncé qu'une «série de dispositions a été prise pour le maintien d'une alimentation en eau potable régulière au niveau de la wilaya d'Oran» grâce à l'augmentation de la production d'eau des unités de dessalement de Bousfer et des Dunes de 1.000 m3/jour. Il y aura aussi la mise en service de deux nouveaux forages à Es-Sénia et Boutlélis avec une capacité totale de 3.200 m3/jour. Cet apport de 4.200 m3/jour ne peut même pas satisfaire les besoins d'une localité comme Aïn El-Turck. D'autre part, il serait difficile pour la SEOR d'acheminer à Oran le nouvel apport des deux stations de dessalement de la corniche en raison de contraintes techniques. Un plan de citernage sera mis en place au mois de Ramadhan pour renforcer, à raison de 7.000 à 8.500 m3/mois, l'AEP à Oran.
En dépit de l'optimisme de la SEOR, les responsables de cette société admettent toutefois que des «désagréments» seraient enregistrés durant la période de l'arrêt technique du complexe de dessalement de Kahrama. Il est à signaler que les besoins de la wilaya d'Oran en eau potable sont estimés à 350.000 m3/j, dont 90.000 m3 proviennent de la station Kahrama.
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